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Prochaine Conférence 


DANS LA SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL, A LA MAIRIE (Méounes-lès-Montrieux, Var)
 

Samedi 13 mai 2017 à 15h00

JOURNÉE SCIENCE ET SPÉLÉO
Organisée par l'ASER du Centre-Var
et le Comité Départemental de Spéléologie

Le programme complet sera présenté ultérieurement


Prochaine Sortie

Dimanche 30 avril 2017

La grotte du Vieux-Mounoï et le vallon du Marseillais (Signes, Var)
(sous la direction de Philippe HAMEAU)

La fréquentation de cette cavité est l'une des plus longues que nous connaissions
sur l'adret de la Sainte-Baume puisqu'elle débute au VIe millénaire av. J.C.
Le site est en fait, et depuis cette date, une grotte-bergerie :
un lieu d'agnelage et de stabulation des moutons et des chèvres.
Cependant d'autres activités s'y sont déroulées ...


Rendez-vous à 14h30 : place de la Poste à Signes.



L’ASER soutient le classement 

de la technique du bâtir à sec 

au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité

 

La Société internationale et pluridisciplinaire pour la Pierre Sèche (SPS) dont le siège social est aussi la Maison de l’Archéologie au Val, travaille à la labellisation par l’UNESCO des savoirs et savoir-faire relatifs à la « pierre sèche » au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité. Le projet est bien avancé et pris en compte par les ministères de huit pays différents. Lors de son dernier congrès, à Argostoli (Céphalonie, Grèce), en septembre 2016, les dernières démarches ont été actées notamment l’écriture de lettres de soutien par les personnes et organismes de la vie civile désireux de voir aboutir ce classement.

Sur la base du document produit par la SPS et expliquant les trois points fondamentaux de la technique du bâtir à sec (1. une technique locale qui dépasse les frontières spatiales et temporelles - 2. une technique diversifiée aux lois universelles - 3. une technique du passé qui continue à faire sens au  présent), l’ASER, réunie en Assemblée Générale, le 19 novembre 2016, à Néoules (Var), a décidé d’apporter son soutien par la lettre suivante.

  
Objet : 

Soutien à la candidature des savoirs et savoir-faire « pierre sèche » au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité (label UNESCO)


Nous, les membres de l’association ASER (Association de Sauvegarde, d’Étude et de Recherche pour le patrimoine naturel et culturel du centre du Var), réunis pour notre 39ème assemblée générale annuelle, exprimons ici notre soutien à la démarche de la S.P.S. (Société  internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la Pierre Sèche) pour l’inscription des savoirs et savoir-faire de la technique de bâtir en pierres sèches au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Pratiquée à toutes époques et en tous lieux, la construction en pierres sèches participe à l’aménagement global des territoires ruraux en montrant de hautes qualités d’adaptation aux différents terrains, aux systèmes de production et aux enjeux et besoins des sociétés qui l’utilisent. Cette technique façonne des paysages représentatifs et emblématiques des groupes humains et met en place des ouvrages qui portent et diffusent des valeurs environnementales, culturelles et esthétiques. Largement partagées, ces valeurs mettent en réseau et en interaction un grand nombre de groupes professionnels et sociaux. Pour toutes ces raisons, la perte des compétences liées à la technique ne peut qu’être néfaste au développement harmonieux des milieux naturels et humains. La labellisation de ces compétences vise à leur sauvegarde et leur transmission mais aussi à leur épanouissement et leur évolution vers de nouveaux usages matériels, pédagogiques et artistiques de la pierre sèche.

L’ASER, qui a été parmi les instigateurs de la création officielle de la S.P.S. en 1996-1998, encourage cette initiative avec la conviction que la reconnaissance de l’universalité de l’Art ne peut que dynamiser sa pratique de façon plurielle et diversifiée et augmenter les bienfaits pour les milieux physiques (prévention des érosions, dégâts des eaux, reforestations incontrôlées), le monde du vivant (maintien de la biodiversité) et les milieux sociaux (conscience et évolution identitaire).

 

Fait à Néoules, le 19 novembre 2016

en présence du Conseil d’Administration et des membres de l’ASER

qui, après lecture, ont accepté cette motion à l’unanimité

 

 

Nota : les personnes qui voudraient soutenir ce projet, à titre individuel ou associatif, peuvent adresser leur lettre de soutien à S.P.S. Maison de l’Archéologie 21 rue République 83143 Le Val ou à aser2@wanadoo.fr. Leur lettre doit expliquer en quelques phrases en quoi la technique à pierre sèche et les structures qu’elle génère leur semble avoir toujours son importance aujourd’hui. Modèle ci-dessous.

LETTRE DE SOUTIEN

 Nom, Prénom, adresse, Pays

 Date

 Objet : Soutien à la candidature des savoirs et savoir-faire « pierre sèche » au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité (label UNESCO)

 ……vos remarques sur l’importance de la pierre sèche  ………………

Pour ces raisons, j’exprime par la présente mon soutien à la demande transnationale pour l’attribution du label de Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité aux savoirs et savoir-faire de la construction en pierres sèches, un art  qui a fait ses preuves pour son efficacité d’aménager les territoires de façon originale et durable, qui est connue dans la totalité des territoires ruraux à travers le monde et qui continue à être utile pour l’entretien de ces territoires mais aussi pour des créations nouvelles.

                                                                                                                                    Signature

 Qualités de la personne (ou de l’organisme) signataires.


RAPPORT MORAL 2016

Travaux de terrain

 • ND du Glaive (mars) et lundi de Pâques : enquêtes (suite et fin depuis 2003),
Habillage de la Vierge et Romérage – Enquêtes et photos anciennes.
• Relevés à Collobrières et Crête des Martels : prospections (suite),
Les dallettes : inventaire et classement : 840 au total à la Maison de l’Archéologie,
Expérimentations en cours : taille des supports (dalles et dallettes).
•Travaux sur l’acoustique : les Eissartènes et le Pin de Simon (juin 2016)
Expérimentation sur la qualité sonore des sites par Tommaso Matteoli.
• Etude et relevé de la flore des aires de charbonnières à Montrieux-Morières.
• La St Jean-St Eloi à Signes : suite et fin – pour une publication sur les bravades,
Travail récapitulatif de Coline et Chloé  et enquête auprès de D. Hermitte sur le film de 1953.
• Relevé des graffitis de la prison de Montélimar (château des Adhémar) :
Demande du Conseil Départemental de la Drôme à ASER membre de l’IFRAO.
• Visite de Baume Sourne (Allauch),  à l’ouest du Garlaban - Les figures sont peintes dans l’obscurité. Un nouveau relevé est prévu par Claudia Defrasne.
• Travail sur les écoles de Mazaugues par Virginie : des anciennes à la nouvelle école telle qu’elle a été conçue par Benoît Maraval.
Ÿ• Travail sur les lavoirs aujourd’hui par Cl.Leroux.

 

Expertises

  • Surveillance des travaux à la glacière de Pivaut – demande du Conseil Départemental du Var
pour canal de dérivation des eaux d’infiltration
• Soutenance de Thèse de Maria Angeles (26 fév) : M.A. était venue en stage à l’ASER par convention ASER/Université de Madrid pour connaître l’art schématique peint en France

 

Travaux au jour le jour 

 • Musée de la Glace : remise des diplômes du CG83 en juin 2016
• Glacière de Boulc-bel-air : demande faite à ‘Ada pour préparer la restauration du bâtiment
• Mise en place d’un projet de nouvelle dévolution de la chapelle Saint-Michel : un  Centre d’interprétation sur le pastoralisme avec la Mairie de Méounes
• Journée "Musées et développement retombées économiques de la Culture" avec le Conseil de Développement à Ste Anastasie (novembre 2015)
• Permanences des membres chaque dimanche à la chapelle Saint-Michel 
• Petits travaux de maintenance à la Maison de l’Archéologie par Gilles et Gérard 
• Maintenance et mise à jour des sites Internet par Gérard, Gilles et Virginie
• Implication des membres du CA dans diverses instances et réunions
- Conseil de Développement de la Provence Verte : ‘A.Acovitsioti-H.
- Projet Leader : ‘A.Acovitsioti-H.
- Forum des Assoc. de Méounes : Gilles et José
- Réseau Rémut : ‘A.Acovitsioti-H.
• Démarches pour le Musée de la Glace – dans la perspective de la Communauté d’agglomération
Demande du Conseil Municipal de Mazaugues : ouvrir aux scolaires – convention avec le PAH de la Provence Verte pour que les visites soient faites par des guides-conférenciers - Aujourd’hui le Musée est aussi ouvert pour les groupes constitués - Convention ASER/PAH et CG83 pour la Glacière de Pivaut - ‘A.Acovitsioti-H. a demandé que nous restions au réseau Pass Site - Nous restons aussi au réseau  Rémut : ‘Ada sollicité cette année pour faire partie du CA du réseau Rémut

 

Formation et pédagogie

  • Petit cours sur le mégalithisme dans le Var aux lycéens de Toulon devant gare de  Toulon : travaux de physique sur le transport des grandes dalles 
 • Stage de Thomas D. (collège P.Cézanne de BRG) : petite exposition sur la Pierre Sèche dans la Vitrine de la Recherche de la Maison de l’Archéologie
• Participation à la Fête de la Science : Ecoconstructions de l’école de Mazaugues et glacière de Pivaut
• Sortie abri A et dolmens 14 mai dans le cadre des dimanches en PV
• Visite du dolmen IV des Adrets à la demande des archives de BRG (19 juin)
• Participation aux Journées du Patrimoine : ND de Pitié (LVL), Monuments aux morts de MZG,
Chapelle St-Michel MNE

 

Colloques

 Colloque sur la forêt-refuge (GHFF) à Versailles : ‘A.Acovitsioti-H. : la forêt varoise refuge
Colloque sur les territoires en terrasses (ITLA) à Padoue : ‘A.Acovitsioti-H.
Colloque Pierre sèche à Argostoli (SPS) : ‘A.Acovitsioti-H. et Ph.Hameau : les structures en pierre sèche de ND du Glaive

 
Publications

‘A.Acovitsioti-H. et Martin de la Soudière publient un dossier 
"Vivre le froid" dans Cultures & Sociétés n°39

 

Conférences de Saint-Michel et Sorties

 Voir programme antérieur.


Viennent de paraître :

Le Cahier de l'ASER n° 19

Sommaire

Un déserteur dans les gorges du Carami
par Philippe HAMEAU et Claudine LEROUX

L'établissement agropastoral des Maigres à Signes
par 'Ada ACOVITSIOTI-HAMEAU

Du bastidon au cabanon en passant par les graffitis
par Georges BERRUTI, Philippe HAMEAU et Gérard WAGNER

Souvenir d'enfance : cuire du charbon à Cabasse
par
'Ada ACOVITSIOTI-HAMEAU

Célestin Freinet et l'école moderne
par  Chloé ROSATI-MARZETTI

Des Cuillerets aux Marquands : un circuit des charbonnières
par Gérard WAGNER

Des "arbres généalogiques" dans le Var
par Philippe HAMEAU

Traces et tracés de l'identité brignolaise de 1900 à nos jours
par
'Ada ACOVITSIOTI-HAMEAU, Philippe HAMEAU et Marcel MOREL

Notes et comptes rendus
Ouvrages et articles parus...

*******************************

Déchet d'hier et d'aujourd'hui
Supplément n° 14 au Cahier de l'ASER,, 86p.

Préface
Agnès Jeanjean (Ethnologue au LAPCOS)

Introduction
Stéphanie Messal (Doctorante en anthropologie à l’IDEMEC)
et Coline Morice (Doctorante en ethnologie au LAPCOS)

La gestion des déchets pendant la Préhistoire : quelques exemples ­
Philippe Hameau (Anthropologue au LAPCOS)

Les beaux restes
Stéphanie Messal (Doctorante en anthropologie à l’IDEMEC)

Artisanats forestiers et pastoralisme dans le Midi européen:
gestion et usages des « déchets » de la fin du Moyen Âge à nos jours

‘Ada Acovitsioti-Hameau (Anthropologue à l’ASER)

Les Grands Nettoyages des Rikikibians - Dynamique spatio-temporelle de
cette pratique sociale sur le territoire départemental des Alpes-Maritimes

Coline Morice  (Doctorante en ethnologie au LAPCOS)          

Ordures, corruptions et panthères vertes
Tobias Girard  (Anthropologue, chercheur associé au IIAC-Laios)

Les déchets radioactifs et leur gestion en France
Hubert Séguret (Ancien cadre de l’ANDRA)

  Le déchet est et a toujours été un élément important de la société, un enjeu proprement dit, dont hommes et femmes ont cherché à contrôler l’entreposage, la réduction ou les métamorphoses. Il exprime tout à la fois le passage, la cohésion et les jeux de pouvoir entre les individus. Il est matière à réfection et à réflexion, il s’impose sur les notions-clés de temps et d’espace, il passe et repasse de l’ombre à la lumière, du statut d’objet domestiqué à celui d’objet de débats. Le déchet est surtout multiple. A travers divers thématiques, les contributions de ce volume cherchent à affiner les sens qui sont donnés à ces objets et substances parfois qualifiés d’extrêmes. Ces articles sont le fruit d’une journée d’étude tenue à Néoules le 8 juin 2013, organisée par l’ASER avec la collaboration du SIVED et de la commune de Néoules.


Citez vos sources, s'il vous plaît

 (Extrait du bulletin n° 78)

On connaît depuis longtemps le photocopillage, cette pratique qui consiste à photocopier des livres entiers afin de ne débourser aucun argent pour les obtenir. De plus en plus d’éditeurs informent leurs lecteurs contre cette tentation. La personne qui agit ainsi se plaît sans doute à penser qu’elle a bien grugé l’éditeur et/ou l’auteur. Comme c’est drôle, n’est-ce pas ? Elle oublie que ce type de maraude est très dommageable pour tous ceux de la filière du livre, de l’auteur au vendeur, qui ont multiplié leurs efforts pour donner à l’ouvrage un fond et une forme qui donnent envie d’aller toujours plus en profondeur dans le savoir et la connaissance.

Nous avons tellement vu d’articles ou de publications de l’ASER entièrement photocopiés sans que le détenteur ne soit et ne veuille être membre de l’association que nous savons bien ce qu’est le photocopillage. C’est vrai que le prix de nos publications est excessif ! On nous a d’ailleurs dit que 12€ le cahier de 150 pages, c’était un peu ”gonflé”. Nous avons dû répondre que c’était le prix de la matière grise …

Toutefois, le plus dérangeant est la nouvelle tendance qui consiste à utiliser le contenu des articles de l’ASER sans les citer en bibliographie. C’est du plagiat et nous nous insurgeons contre cette pratique. Chacun de nos articles, chacune de nos publications a une bibliographie, souvent longue, présentée selon les normes en vigueur. Il s’agit de signaler le ou les auteurs qui ont travaillé avant nous et de permettre à n’importe quel lecteur de retrouver la publication que nous avons utilisée. Il s’agit pour nous de montrer que nous prenons en compte ce qui a déjà été fait, quitte à en faire la critique, pourquoi pas.

Or, rien de cela dans la plupart des publications qui se font aujourd’hui. Quelques chercheurs ultra connus sont à peu près correctement cités. Pour les autres, on trouve tout au plus leur nom et parfois le titre de leur ouvrage. Les articles sont très rarement référencés comme s’ils n’étaient pas un travail scientifique. Le plus souvent rien ou alors la mention « nous avons consulté les publications de l’ASER ». Consulté, c’est peu dire ! Nous dirions ”pillé” pour être plus exacts quand ce n’est pas tout simplement ”occulté”, c’est-à-dire repris par l’auteur qui s’approprie ainsi le travail des autres sans citer ses sources.

Dans le milieu universitaire, le plagiat est sévèrement puni : jusqu’à plusieurs années d’interdiction d’inscription dans les universités françaises et européennes ! C’est dire l’importance qui est accordée à la citation des sources scientifiques de chaque étudiant et de chaque chercheur.

Toutefois, il y a encore pire : depuis quelques années, nous voyons aussi des associations locales voire des ”chercheurs” en retraite et en mal de notoriété, proposer des visites sur des sites que nous avons-nous-mêmes étudiés, longuement, patiemment. Bon, direz-vous, le patrimoine n’appartient pas à l’ASER. Ça c’est certain. Toutefois, pourquoi ces ”personnes altruistes” font-elles payer leurs prestations, et parfois assez cher ? Pourquoi aussi n’expliquent-elles pas qui a travaillé sur le site et où les visiteurs peuvent trouver la documentation de base, c’est-à-dire les publications de l’ASER ? Pourquoi aussi les prestations de ces ”personnes altruistes” sont-elles annoncées à grand fracas de publicité par les organismes officiels ?

Les personnes qui travaillent et qui publient dans le cadre de l’ASER n’ont pas la prétention d’avoir tout vu et tout compris du patrimoine local. Cependant, un peu de déontologie par rapport à leurs travaux serait appréciée.



Exposition Pierre Sèche à la Maison de l’Archéologie

La Maison de l’Archéologie au Val est un dépôt de fouilles du Ministère de la Culture. C’est aussi le siège social des associations ASER du Centre-Var et SPS. Les Valois connaissent la première qui, depuis 1981 a fouillé plusieurs sites sur la commune et réalisé de nombreuses enquêtes ethnologiques. La SPS, qui est la Société pour l’étude Pluridisciplinaire de la Pierre Sèche, est moins connue alors que son champ d’action est mondial. Elle fait la promotion de la technique du bâtir à sec sur les cinq continents, organise un colloque international tous les deux ans dans un pays différent et s’active actuellement à faire reconnaître la pierre sèche en tant que patrimoine immatériel de l’UNESCO.

La petite exposition qui occupe la Vitrine de la Recherche de la Maison de l’Archéologie rappelle cet aspect de notre patrimoine par le biais de photos, panneaux et de deux maquettes. Cette exposition a été réalisée avec le concours de Thomas Dyrda, élève de troisième au Collège Paul Cézanne de Brignoles, lors de son stage en entreprise.

 


Le mortier de la Poudrière au Val
 
 

Dans un plaisant petit guide "la Provence insolite et secrète" écrit par J.-P. Cassely (références à retrouver sur www.editionspoint2.com), il est question du mortier que l’ASER avait exhumé de la grotte de la Poudrière et des événements mis en évidence autour de cet artisanat clandestin des poudres à la fin du XIXème siècle.
 
 Pour une fois une note accompagne le texte de l’auteur : "L’association ASER du Centre-Var est un acteur majeur pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine. Leur programme d’activités ouvert à tous propose entre autres la visite de lieux impossibles à découvrir seuls, comme la glacière de Pivaut". Il est tellement rare qu’un auteur de guides cite ses sources que nous le citons à notre tour.
 

Un Musée de la Glace, ça sert à quoi ?

   Avez-vous interrogé le public qui visite la glacière de Pivaut sans être passé par le Musée ? Sa compréhension du site est à peu près nulle. Le bâtiment impressionne toujours par ses dimensions mais son fonctionnement reste incompris. Neuf visiteurs sur dix pensent que la glace était fabriquée à l'intérieur. Les bassins ? : la plupart des promeneurs ne les ont pas remarqués en tant que tels. On entend parler de la Bastide Blanche de J.M.Thibault : pas de chance, c'est surtout l'histoire très romancée de la naissance du froid artificiel, celui des pains de glace d'usine.

  En réalité, la connaissance et la pédagogie ne sont diffusées qu'au Musée, qui dissèque un à un les détails environnementaux, architecturaux et techniques spécifiques de la fabrication et du stockage de la glace naturelle. S'il fait la promotion du patrimoine "glacières de la Sainte-Baume", le Musée élargit l'information dans plusieurs directions :

- les glacières à glace naturelle dans les différentes parties du monde,
- les dimensions économiques, sociales, culturelles et symboliques de la glace,
- le passage de la fabrication naturelle de la glace aux différentes méthodes pour sa production industrielle.
Le public doit repartir du Musée convaincu que la glace, c'est bien autre chose que le glaçon dans le pastis
ou l'esquimau chez le marchand. Les écoles ne s'y trompent pas qui demandent presque systématiquement que nous leur présentions un atelier pédagogique sur les propriétés du froid.

  Le Musée de la Glace, c'est aussi :
- la Foire à la Glace, en février, qui diversifie les prestations pour faire connaître la glace à tous les publics,
- des échanges scientifiques au niveau européen qui insèrent l'établissement dans un réseau,
- des réserves qui s'étoffent régulièrement et sauvegardent un mobilier qui, sans cette opportunité, disparaîtrait à tout jamais

  Bien sûr, le Musée n'est pas gratuit : 2,50€ pour une visite d'une heure. Ce n'est pas cher payé la volonté et la matière grise qui sont derrière tout ce qui y est présenté. Les entrées servent à quoi ? : à salarier un agent d'accueil et à payer les frais courants. Eh oui, si l'on veut que la prestation soit régulière et de qualité un poste à temps plein est nécessaire. Et, il faut savoir que tous les grands événements sont assurés bénévolement par les membres de l'ASER et que toutes les démarches promotionnelles et scientifiques sont faites par une directrice bénévole.

  Un Musée qui offre beaucoup et qui coûte peu en quelque sorte mais qui souhaiterait être soutenu par les instances locales, départementales et régionales pour assurer la pérennisation du poste de l'Agent d'accueil.

Site du Musée de la Glace:  http://museedelaglace.free.fr    


                                                                                     ASER du Centre-Var - Maison de l'Archéologie - 21, rue République - 83143 Le Val -